LIEUX D'ETRE

“ La beauté court le monde “  Eugène Delacroix.

Prenons-nous toujours le temps de voir ce qui est devant nous ? Savons-nous toujours profiter des lieux qui s’offrent à nous ? Peut-être faut-il penser qu’une certaine modernité est, en ce sens, fautive. Nous passons vite d’une chose à l’autre, comme une société du progrès continu nous y incite.

Et pourtant, la beauté, est là, dans le monde qui nous est donné, comme dans nombre de nos productions. Le tout étant de se donner les moyens de cette découverte. Et c’est ce que se propose le projet Lieux d’être.

En sélectionnant un certain nombre de lieux remarquables, ces lieux où l’on aime à être, parce que ceux-ci ont littéralement, pour eux comme pour nous, lieux d’être, et en intervenant dans ces espaces par la danse, la musique, la vidéo,… nous souhaitons offrir à tous une telle contemplation.

Gradignan

L’ici-là commence évidemment par l’ici immédiatement là. Et comme nous avons donc la chance d’avoir notre siège social dans une commune qui possède un patrimoine, et notamment un patrimoine naturel, d’une grande qualité, c’est d’abord, aux lieux de cet environnement que nous nous consacrons.

Au-delà

Notre région l’Aquitaine, cette région de l’eau qui inspire nombre de nos musiques – Aquitania : le pays de l’eau, selon des étymologies possibles, possède, bien sûr, elle aussi ses lieux remarquables. Et c’est donc aussi vers ceux-ci que le projet Lieux d’être se tourne.

Amu

Le montage Amu qui marie des vues du Lac de Parentis, avec le morceau éponyme du disque Au bord des lèvres, fait également partie des premières réalisations d’Alhieza.

ETRE LA

L’ici-là, c’est encore, évidemment, aussi, ceux qui sont là, ceux qui investissent de leur présent, les présents des lieux et des choses. Et c’est pourquoi, Filmer là inclut des reportages sur les présences de ces présents, et notamment le court-métrage Grâces qui rend hommage à celles, et dans une moindre mesure, à ceux qui ont tenu leur place pour nous servir pendant le premier confinement de Mars 2020.

Grâces

Le film Grâces a une origine simple : la beauté. La beauté de celles qui étaient là, au cœur du confinement et qui, loin d’être défigurées par leurs masques, nous imposaient la solaire évidence d’une présence maintenue. Et partant, la beauté d’une permanence, d’un courage, d’un dévouement, d’une Joie, même, inentamés.

C’est à cette jointure essentielle entre l’esthétique et l’éthique que ce projet doit d’être. L’esprit qui survit à ce qui le tue, écrit Emmanuel Levinas. Et c’est donc bien ce que nous montrent les regards, les échanges, les gestes,… de ce court-métrage. La résistance, au quotidien, d’une inflexible humanité : Grâces.

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